Archive pour janvier 2009

Greenquizz du 31.01.2009

Samedi 31 janvier 2009

Dans quelle ville française va être construit le prochain EPR ?

La réponse était : Penly

Nicolas Sarkozy a annoncé le 29 janvier sa décision de construire une deuxième centrale nucléaire équipée du réacteur de troisième génération EPR. Le premier réacteur de troisième génération se trouve à Flamanville. L’Elysée a annoncé que la ville choisie pour implanter le prochain EPR, réacteur pressurisé européen, est Penly située dans le département de Seine-Maritime.

Le projet sera confié à EDF, et GDF Suez, qui sera minoritaire dans ce projet, devrait se voir confier la construction d’un troisième EPR.

Cette décision a été saluée par les élus locaux du fait des emplois générés par le chantier et par le fonctionnement du réacteur. Cependant, c’est une décision brûlante qui n’a pas reçu le même accueil du côté des écologistes.

En effet, les associations de protection de l’environnement (notamment le Réseau “Sortir du nucléaire”), dénoncent ce projet qui va à l’encontre des objectifs du Grenelle de l’environnement et ceux de l’engagement européen de la France à parvenir à 20% d’énergies renouvelables d’ici 2020.

De plus, les écologistes déplorent l’absence de concertation pour cette décision alors qu’il s’agit d’une dépense importante et d’une prise de position engageant la politique énergétique de la France.

Sources/En savoir plus :

Article du Nouvel Observateur “La construction d’un deuxième réacteur nucléaire EPR fait polémique”

Article du site Romandie

Greenquizz du 30.01.2009

Vendredi 30 janvier 2009

En 2007, de quel pourcentage ont varié les émissions de gaz à effet de serre en France ?

La réponse était : - 2%

Hier, le ministère du développement durable a annoncé dans un communiqué que les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 2% en 2007 par rapport à 2006. Déjà en 2006, elles avaient diminué de 2,2 % ce qui est un excellent résultat aux yeux du ministère.

Dans le même communiqué, il est indiqué que la France est un des rares pays industrialisé dont les émissions se situent déjà en-dessous des engagement pris dans le cadre du protocole de Kyoto pour la période 2008-2012, ce qui est très encourageant pour la suite.

C’est plutôt encourageant pour la suite.

Le même jour, le forum économique de Davos a publié un rapport annonçant  qu’il faudrait que 515 milliards de dollars soit investis chaque année dans le développement des énergies propres, et ceci jusqu’à 2030. Sans quoi, les experts craignent que le niveau de CO2 ne devienne dangereusement élevé voire intenable.

La température de la planète pourrait augmenter de 2 degrés ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses.

Il est maintenant nécessaire de modifier les modes de consommation en énergie des infrastructures mondiales. L’énergie éolienne, le solaire photovoltaïque par exemple deviennent des alliées importantes dans cette guerre au surplus de CO2. Nous pouvons imaginer que dans un futur pas trop lointain, d’importants investissements permettront de développer ces énergies afin de lutter contre les changements climatiques.

Ce même rapport relève que ces investissements pourrait générer un retour économique stimulant en ces temps de crise.

Sources / En savoir plus :

“Baisse de 2% des émissions de CO2″ sur le site du Figaro (29.01.2009)

La dépêche AFP (29.01.2009)

“200 mesures pour limiter les émissions de CO2″ sur le site de GEO (28.01.2009)


Greenquizz du 29.01.2009

Jeudi 29 janvier 2009

En Grande Bretagne, le BBSRC a récemment annoncé vouloir développé des biocarburants de nouvelle génération à partir de…

La réponse était : de micros crustacés

Le Biotechnology and Biological Sciences Research Council (BBRSC), centre de recherches scientifiques britannique, a annoncé il y a quelques jours qu’il comptait investir dans la recherche et le développement de biocarburants de nouvelle génération.

Un biocarburant est produit à partir de matériaux organiques renouvelables et non-fossiles. Les biocarburants commercialisés aujourd’hui sont fabriqués la plupart du temps à partir d’huiles végétales (colza, tournesol..), d’alcool (bio-éthanol) ou encore à partir de la canne à sucre. Toutefois, ces biocarburants dits de première génération sont fortement critiqués du fait qu’ils entrent en compétition avec les cultures alimentaires.

C’est pourquoi le BBRSC a décidé de s’intéresser à une nouvelle génération de biocarburants élaborés à partir de déchets ou de cultures plantées autour des champs traditionnels. Pour cela, les chercheurs souhaitent utiliser des micro crustacés du genre Limnoria car leur estomac a la propriété de fabriquer des enzymes décomposant le bois. Ainsi, des biocarburants pourraient être produits à partir de matières et de sous-produits d’origine végétale.

D’autres recherches étudient la fabrication de biocarburants par exemple à partir de micro-algues ou encore à partir d’un procédé de transformation de l’amidon. Tous ces biocarburants de deuxième génération permettront de réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en préservant les terres cultivables.

Sources/En savoir plus :

Article de Maxisciences “Des crustacés à l’origine d’une nouvelle génération de biocarburants”

Article du site Verdura sur les biocarburants de deuxième génération

Greenquizz du 28.01.2009

Mercredi 28 janvier 2009

Aux Etats-Unis, des chercheurs de l’université de Baylor ont pour la première fois mis au point des pièces automobiles à partir de fibres de…

La réponse était : Noix de coco

Une nouvelle matière écologique renouvelable aurait fait surface : la noix de coco.

Récemment, et pour la première fois, des pièces automobiles fabriquées à partir de biopolymères ont été utilisées dans l’industrie automobile. Les chercheurs de l’université de Baylor, au Texas, ont peut être montré à l’industrie automobile comment utiliser les déchets d’une source afin de rouler encore plus vert !

Plus exactement, Les chercheurs de Baylor, au Texas, ont produit des pièces automobiles avec la paroi extérieure de la noix de coco ! Cette grosse noix cultivée en quantité pour son lait qui est récupéré avant la maturation de la noix. Pour avoir de la pulpe, il faut attendre la maturation mais dans les deux cas, l’enveloppe extérieure ne constitue rien d’autre qu’un déchet. De plus, l’entassement de déchets de ce type représente même un danger car, gorgé d’eau et couplé à la chaleur, il représente un nid à moustiques porteurs de maladies.

Mais cela tombe bien parce que cette enveloppe est constituée d’une fibre, appelée péricarpe qui entre dans la catégorie des biopolymères, c’est à dire qu’elle est utilisable pour fabriquer des matériaux. Et encore mieux, il semblerait que ce composant soit largement adéquat, même plus que les composants polyesters et synthétiques utilisés habituellement dans l’habillage de portes de voiture ou des tableaux de bord. Ce matériau serait plus résistant, souple et brûlerait moins facilement. Cependant, il dégage de la  fumée toxique en cas de combustion, ce qui empêche pour l’instant son homologation en vue d’une utilisation commerciale.

Mais il faut aussi préciser que, pour l’instant, la fibre de coco est associée à du polypropylène, un plastique qui entrait déjà dans la composition des mêmes pièces de voitures auparavant. Cette technique permetterait tout de même de diminuer largement la quantité de plastique utilisée normalement.

Pouvoir utiliser cette source serait vraiment utile. Cependant, même si cette technique pourrait rendre plus vertes nos voitures, le transport reste la principale cause de pollution de l’air.

Sources / En savoir plus :

“De la noix de coco dans nos voitures” un article sur le site Futur immédiat (07.01.2009)

L’article sur le site de Yahoo actualités

Une explication détaillée des bioplastiques et biocomposites sur le site canadien Biofondations