Archive pour mars 2009

Greenquizz du 31.03.2009

Mardi 31 mars 2009

L’entreprise Total a récemment été mis en examen dans le cadre d’une enquête sur la pollution de l’estuaire de la Loire ayant lieu le 16 mars 2008 à la suite…

La réponse était : d’une fuite de fioul

Le 16 mars 2008, une fuite de canalisation dans la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique) a provoqué le rejet d’environ 500 tonnes de fioul dont 180 tonnes s’étaient déversés dans la Loire. Plus de trois mois avaient été nécessaires pour nettoyer les 90 kilomètres de côtes souillées  sur l’estuaire et le littoral.

Mardi dernier, la juge d’instruction de Saint-Nazaire a annoncé la mise en examen de la société Total pour “déversement de substances nuisibles” causant un “préjudice à la faune et à la flore” ainsi que pour “exploitation non conforme d’installation classée”.

A l’origine de ce contentieux, il y a plusieurs associations de protection de l’environnement, communes et collectivités locales. Pour Christophe Dougé, le délégué de Loire Vivante estuaire, désormais “l’auteur est identifié, maintenant il faut que la procédure aille jusqu’au bout pour ne plus que ça se reproduise“.

En effet les incidents se succèdent, une nouvelle fuite de fioul avait eu lieu à la raffinerie de Donges fin octobre 2008. Depuis ces faits, le groupe pétrolier a fait installer 31 caméras thermiques pour détecter toute présence anormale de chaleur sur ses installations en bords de Loire.

Ces pollutions rappellent la catastrophe de l’Erika pour laquelle le groupe pétrolier a été condamné pour “pollution maritime”.

Sources/En savoir plus :

L’article d’Environ2b (daté du 26.03.2009)

La dépêche AFP (datée du 26.03.2009)

Greenquizz du 30.03.2009

Lundi 30 mars 2009

Mercredi dernier, des militants de l’association “Fourrure Torture” ont déchiqueté des phoques en peluche devant le consulat du Canada à Nice afin de protester contre…

La réponse était : la chasse aux phoques

Le Canada a autorisé pour l’année 2009 un quota de 280 000 phoques pour la chasse annuelle qui s’est ouverte lundi matin dans le Golfe du Saint-Laurent et qui devrait se poursuivre jusqu’en avril.

Pour dénoncer ce rituel, des militants de l’association “Fourrure Torture” ont mis en scène le massacre de phoques, mercredi, devant le consulat du Canada à Nice. Un militant déguisé en pêcheur faisait mine de s’acharner sur plusieurs phoques en peluche ensanglantés posés sur un drapeau canadien, reproduisant ainsi une scène de chasse.  D’autres militants brandissaient des pancartes exigeant l’arrêt du massacre des phoques.

Une autre manifestation a eu lieu à Paris le 26 mars, autour d’une banquise ensanglantée, où reposait un “phoque”, les militants, brandissant des panneaux de phoques victimes des chasseurs, scandaient des slogans rappelant au Canada leur opposition formelle à ce massacre annuel.

Alors que plus de 19000 phoques auraient déjà été tués, de nombreuses associations rappellent la cruauté inutile de cette chasse. Afin de faire cesser ce rituel canadien,  le Parlement européen a voté en faveur d’une interdiction des importations des produits dérivés de la chasse aux phoques sur laquelle il se prononcera définitivement début avril. C’est à suivre…

Sources/En savoir plus :

Le site internet de l’association Fourrure Torture

L’article Greenquizz du 22.03.2009 sur la chasse aux phoques

L’article du Point sur la manifestation de l’association Fourrure Torture

Greenquizz du 29.03.2009

Dimanche 29 mars 2009

Une récente expérience menée par une mission scientifique germano-indienne dont le but était de piéger du carbone de l’atmosphère au fond des océans a échoué à cause…

La réponse était : de petits crustacés

Les émissions de CO2 causées par les activités humaines ne cessent d’augmenter en ayant pour conséquence le réchauffement de la planète. Les océans captent une partie de ce CO2 grâce aux micro-algues marines qui  piègent le carbone. Dans l’objectif d’accroître ce piégeage de gaz carbonique naturel, des scientifiques ont tenté de fertiliser artificiellement une surface de 300km2 de l’océan austral en y déversant six tonnes de sulfate de fer.

L’expérience, menée une mission scientifique germano-indienne, n’a pas été couronnée de succès. En effet, la croissance du phyto-plancton a augmenté mais elle a été limitée par de petits crustacés qui se nourrissent de ces algues.

La nature semble s’être opposée à ce projet tout comme le Ministère de l’Environnement  allemand qui considère que l’expérience est « en contradiction avec le moratoire contre la fertilisation artificielle des océans décidé lors de la Conférence de l’Onu sur la biodiversité en mai à Bonn, avec le soutien prononcé du ministre de l’Environnement Sigmar Gabriel ».

Plusieurs scientifiques s’opposent également à cette méthode en dénonçant l’inefficacité d’un apport artificiel de fer et les risques pour le milieu marin qu’engendre cette pratique : développement d’algues toxiques, perturbation de l’ensemble de la chaîne alimentaire…

Peut-être, faudrait-il plus concrètement songer à réduire nos émissions de gaz à effet de serre avant toute autre solution…

Sources/En savoir plus :

Article de Enviro2b (daté du 26.03.2009)

Article de Greenpeace sur la fertilisation des océans

Greenquizz du 28.03.2009

Samedi 28 mars 2009

Le “facteur burck” en français ou “yuck factor” en anglais désigne le refus par des individus de boire de l’eau potable provenant…

La réponse était : d’eaux usées.

Le 5ème forum de l’eau d’est déroulé à Istabul du 16 au 22 mars 2009.

Plusieurs sujets ont été abordés, notamment le recyclage de l’eau qui constituerait une réponse à sa pénurie.
Par exemple, pourquoi ne pas recycler nos eaux usées ?
Cette technique est moins gourmande en énergie et moins chère que le dessalement (un m3 d’eau potable coûte 70 centimes à partir d’eau de mer et 45 centimes à partir d’eau usée, en partant de la station d’épuration).

Une idée intelligente et presque évidente ! Alors, pourquoi personne n’y a pensé jusqu’à maintenant ?

Parce que « Les gens détestent imaginer qu’ils boivent de l’eau qui a pu être de l’eau d’égouts », comme le dit Gérard Payen, membre du Conseil consultatif pour l’eau et l’assainissement auprès du Secrétaire général de l’ONU.
A tel point qu’il y a trois ans en Australie, pays où sévit régulièrement la sécheresse, les habitants de Toowoomba ont rejeté par référendum, à 60 %, l’idée de boire leurs propres eaux usées.

Ce dégoût, c’est ce qu’on appelle le “facteur beurk”.
Il ne s’agit que d’une barrière psychologique pas très fondée, puisqu’aujourd’hui, on peut techniquement recycler les eaux usées pour en faire de l’eau tout à fait potable.

C’est déjà le cas ailleurs dans le monde, comme à Singapour, où l’eau recyclée sert pour l’industrie et pour la consommation humaine.
En Europe, la technique est déjà utilisée dans l’industrie ou l’irrigation mais elle n’atteint pas encore nos robinets.

Ce n’est sans doute qu’une question de temps avant que le facteur “beurk” s’estompe.
Surtout que plusieurs villes ont déjà trouvé une solution au problème en ajoutant une étape supplémentaire : réinjecter l’eau traitée dans le milieu naturel (lac, rivière…) pour en affiner le traitement grâce aux écosystèmes. De quoi réduire les réticences des consommateurs qui considèrent cette eau comme issue d’un milieu plus “naturel”.

Sources / En savoir plus :

L’article de cyberpresse (daté du 18 .03.2009)

L’article du site developpementdurable.com (daté du 19.03.2009 )