Selon un rapport publié mercredi dernier par la FAO, combien faudra-t-il nourrir d’humains supplémentaires d’ici à 2050 ?
La réponse était : 2 300 000 000
Les experts estiment qu’aux environs de 2050, notre planète accueillera plus de 9 milliards d’être humains. Cela veux dire, selon le rapport de la FAO, que la demande mondiale en denrées alimentaire humaine ou animale et de fibres doublera quasiment. Cela va nécessité une aug de production d’environ 70 % !
Une telle augmentation des demandes mettra a rude épreuve les ressources agricoles qui sont déjà insuffisantes. L’agriculture devra entrer en concurrence avec les établissements urbains afin d’accéder à des terres et à de l’eau.
L’agriculture va jouer un rôle important car elle devra s’adapter au changement climatique ainsi que contribuer à atténuer ce changement tout en encourageant la préservation des habitats naturels, protéger les espèces et assurer le maintien de la biodiversité.
Malheureusement, le milieu agricole est de plus en plus délaissé car de moins en moins de pers choisissent le métier d’agriculteur.
La FAO a convoqué pour le 12 et 13 octobre 2009 un forum* *d’experts de haut niveau pour discuter des stratégies à mettre en oeuvre pour relever ces défis. Ils se poseront les questions suivantes :
Une production supplémentaire de nourriture à prix raisonnable est-elle possible ou accroira-t-elle la pauvreté et la faim dans une part croissante de la population mondiale ? Quelles seront les capacité de la terre et de l’eau d’ici à 2050 ?
Quelles sont les nouvelles technologies qui pourraient aider à utiliser au mieux ces ressources, actuellement insuffisantes ? Est-ce que nous investissons suffisamment dans la recherche et le développement pour trouver des solutions ?’
Etc. La FAO a déjà données quelques indications, concernant la terre par exemple ou elle explique sur son rapport que 90 % de l’augmentation devra être obtenue par un accroissement du rendement des terres agricoles actuelles, mais précise qu’il faudra quand même ajouter 120 millions d’hectares dans les pays en développement, principalement en Afrique subsaharienne et en Amérique latine afin de combler les besoin de 2050.
Par contre, les terres arables exploitées dans les pays développés diminueront de quelque 50 millions d’hectares, bien que cela pourrait être modifié par la demande sur les biocarburants. La Fao est donc plutôt optimiste sur ce sujet, précisant que globalement, les ressources en terre sont suffisantes. Cependant, beaucoup de terres encore inexploitées sont contaminées et il faudra un investissement de taille pour les assainir et les exploiter.
Concernant l’eau, la FAO assure que, de nos jours, son utilisation est faite de manière plus efficace et donc moindre que dans le passé. Néanmoins, ils attendenogression de 11 % dans les besoins d’ici à 2050.
A l’échelle mondiale, les ressources d’eau douce sont suffisantes, mais réparties de façon très inégale, et le manque d’eau atteindra des niveaux alarmants dans un nombre croissant de pays ou de régions, en particulier au Proche-Orient/Afrique du Nord et en Asie du Sud.
La solution réside dans une utilisation réduite d’eau tout en produisant davantage de nourriture. Mais le problème pourrait s’aggraver du fait des modifications du régime des pluies dues au changement climatique.
Source /En savoir plus :
FAO
GEO