Archive pour mars 2010

Greenquizz du 22.03.2010

Lundi 22 mars 2010

Actuellement, l’eau non potable tuerait chaque année ?

La réponse était : 8 millions d’individus

Selon le dernier rapport conjoint de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) sur le suivi de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement dans le monde, actuellement près de 87% de la population mondiale possèderait un accès à l’eau potable, soit près de 5,9 milliards d’individus. Le rapport souligne alors de réels progrès pour l’accès à l’eau potable, le nombre de personnes l’ayant obtenu depuis 1990 étant de 1,8 milliards d’individus.

Néanmoins, encore aujourd’hui, 884 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable, dont plus d’un tiers vivent en Afrique subsaharienne, et près de 39% de la population mondiale, soit plus de 2,6 milliards de personnes, sont toujours dépourvues d’un accès à un système d’assainissement amélioré. On estime, de plus, qu’en 2020, la moitié de la planète pourrait manquer d’eau potable.

Ces chiffres alarmants sont donc des plus inquiétants, compte tenu du fait que ne pas avoir accès à une source d’eau potable et ne pas posséder d’installations sanitaires de base ont des conséquences dramatiques sur la santé. En effet, 8 millions d’individus meurent encore chaque année à cause d’une eau non potable ou polluée, car entraînant des diarrhées, la diphtérie, la typhoïde ou encore des épidémies de choléra.

Aujourd’hui 22 mars, en cette Journée mondiale de l’eau, l’enjeu est donc de permettre cette prise de conscience mondiale : “l’eau non potable tue en silence”. Elle serait, en effet, la 1e cause de mortalité dans le monde actuellement, et ferait plus encore de victimes que les guerres. Parmi les plus vulnérables, les premières personnes touchées sont les enfants, dont 1,8 millions meurent chaque année des suites de diarrhées, et les personnes déplacées à la suite des guerres ou des catastrophes naturelles, comme c’est le cas à Haïti actuellement.

Sources / En savoir plus :

L’article sur le site de Notre Planète (daté du 17.03.2010)

L’article sur le site de Métro (daté du 17.03.2010)

L’interview d’Alain Boinet sur le site de L’Express (daté du 17.03.2010)

Le site de la Journée mondiale de l’eau 2010

Greenquizz du 21.03.2010

Dimanche 21 mars 2010

Sur quel océan a-t-on dernièrement retrouvé un nouveau “continent de déchets” de surface équivalente à celle du Texas ?

La réponse était : l’océan Atlantique

Une nouvelle montagne  flottante d’ordures aurait été découverte par l’ONG Sea Education Association (SEA) à la fin du mois de février, mais cette fois-ci, au nord de l’océan Atlantique. Cette nouvelle décharge à la dérive se serait formée à moins de 1.000 kilomètres des côtes américaines. Cette dernière serait comparable à celle trouvée par SEA en 1997 à l’est de l’océan Pacifique, que l’ONG avait d’ailleurs baptisée “Great Eastern Pacific Garbage Patch”, c’est-à-dire, “la grande plaque de déchets de l’est du Pacifique”.

Composé de bouchons de bouteilles, de cartouches vides, de morceaux de cagettes, de filets, de sacs et d’une collection de plastiques dont la majorité “n’excède pas un dixième de celle d’un trombone”, ce “nouveau continent de déchets” occuperait une surface équivalente au Texas (696.241km²), voir pour certains, une superficie beaucoup plus grande équivalente à la France, la Belgique et la Grèce réunies (837.885km²). Sa profondeur serait estimée à environ 10 mètres, et à certains endroits, les déchets s’accumuleraient même jusqu’à plus de 20 mètres.

Guidée par les courants marins, la grande majorité de ces déchets proviendrait des rejets humains d’immondices via les fleuves ou encore les navires, mais aussi des décharges à ciel ouvert situées sur les continents, les débris légers étant portés par le vent jusqu’à la mer.

Cette pollution a donc des conséquences dramatiques sur la flore et la faune océaniques, les animaux marins, par exemple, se retrouvant piégés par les sacs plastiques et les filets, ou victimes d’une ingestion de ces débris (une tortue croyant par exemple qu’un sac plastique est une méduse). On estime actuellement que les morceaux de plastique entraîneraient la mort de près de 100.000 mammifères marins et de 1 million d’oiseaux de mer chaque année.

Source / En savoir plus :

L’article sur le site de Notre Planète (daté du 12.03.2010)

Greenquizz du 20.03.2010

Samedi 20 mars 2010

Selon un récent sondage, combien de Français se disent prêts à payer leurs oeufs plus chers, si ils ont la garantie qu’ils sont bien issus de poules non élevées en cage ?

La réponse était : 75%

Selon un récent sondage mené par l’Ifop pour l’ONG CIWF France sur un échantillon représentatif de la population française de 1.005 personnes, 75% des Français seraient donc prêts à payer plus chers les oeufs de poules non élevées en cage, mais si ils ont la garantie que ces derniers ne proviennent réellement pas de poules élevées en cage.

Actuellement, près de 65% des Français seraient sensibles au mode d’élevage des poules et jugent ce critère important lorsqu’ils achètent leurs oeufs, mais 52% d’entre eux déclarent qu’il est difficile de reconnaître les différents modes d’élevage. En effet, il existe quantités d’informations et d’images trompeuses (poules qui sont en plein air dans un paysage bucolique, alors que les oeufs viennent de poules qui ne voient jamais le jour…) étiquetées sur les boîtes d’oeufs, ce qui peut être assez déroutant pour les consommateurs.

Pourtant, il existe un moyen, souvent méconnu des consommateurs, pour distinguer de quel type d’élevage provient les oeufs que l’on achète. Il suffit de regarder le code obligatoire figurant sur la coquille, à savoir : le numéro 0 désignant les poules élevées en élevage biologique (alimentation biologique à 90% minimum), le 1 lorsqu’elles sont élevées en plein air, le 2 pour celles élevées au sol (autrement dit, dans des hangars où les poules y restent enfermées) et le 3 pour celles élevées en cage.

Pour aller plus loin sur ce code obligatoire, le premier chiffre indique donc le mode d’élevage, les deux premières lettres indiquent, elles, le pays de production (FR pour la France par exemple) et les trois lettres et trois chiffres suivants permettent d’identifier le producteur et le bâtiment de ponte.

Sources / En savoir plus :

L’article sur le site de Développement Durable (daté du 24.02.2010)

Le site de la PMAF sur comment choisir ses oeufs

Greenquizz du 19.03.2010

Vendredi 19 mars 2010

Quel gaz à effet de serre s’échappe actuellement de l’océan Arctique à un rythme plus élevé qu’on ne le pensait jusqu’alors, et pourrait ainsi aggraver le réchauffement climatique ?

La réponse était : le méthane

Selon une récente étude menée entre 2003 et 2008 par des scientifiques suédois, russes et américains, de très grandes quantités de méthane s’échapperaient actuellement du fond de l’océan Arctique. Cette découverte démontre alors que le méthane, étant l’un des plus puissants gaz à effet de serre, se libère à un rythme beaucoup plus élevé que ce que les scientifiques estimaient jusqu’alors. Ceci est donc très inquiétant car cela pourrait emballer, encore plus rapidement que prévu, le réchauffement climatique et avoir des effets dramatiques sur la vie terrestre, le méthane possédant un effet de serre 30 fois supérieur à celui du CO2.

Pendant longtemps le méthane, stocké dans le pergélisol (nommé aussi permafrost étant les sols continuellement gelés depuis plus de 10.000 ans), était considéré comme “piégé” sous l’océan Arctique. Les scientifiques pensaient donc jusqu’alors que l’océan gelé constituait une “barrière infranchissable pour le méthane”. Or, cette nouvelle étude montre que le permafrost sous-marin est aujourd’hui perforé, permettant ainsi au méthane de se libérer. Les scientifiques estiment alors que “plus de 80% des eaux en profondeur et plus de 50% des eaux de surface étudiées présenteraient un niveau de méthane environ 8 fois supérieur à la normale”.

Le climat en Arctique pourrait donc se réchauffer beaucoup plus tôt qu’on ne le pensait, les eaux de l’Arctique étant “sursaturées” en méthane. Les causes de ce dégazage restent encore incertaines, néanmoins, l’augmentation de la température de l’eau accélérerait le processus. Les scientifiques demandent alors à ce que l’on prenne plus en considération les effets du méthane sur l’emballement climatique (il n’y a pas que le CO2!). En effet,  50% des émanations mondiales proviennent, certes, des activités humaines, mais les 50% restants proviennent des sources naturelles, dont les sols gelés.

Sources / En savoir plus :

L’article sur le site de Maxi Sciences (daté du 13.03.2010)

L’article sur le site de Futura Sciences (daté du 05.03.2010)