Archive pour mars 2010

Greenquizz du 14.03.2010

Dimanche 14 mars 2010

Selon une récente étude suédoise, combien de gaz à effet de serre en moins rejetterait le biogaz généré à partir de déchets, par rapport à l’essence ?

La réponse était : 95%

Selon une récente étude menée par des chercheurs de l’université de Lund en Suède, le biogaz serait beaucoup plus écologique que l’essence. En effet, le biogaz rejetterait 95% de gaz à effet de serre en moins que l’essence. Cette étude a été menée en Scanie, dans une usine de production de biogaz généré à partir de la fermentation de déchets et de fumier.

Par ailleurs, selon ces chercheurs, il serait possible de réduire ce pourcentage d’émission de GES à 120% en apportant seulement quelques modifications sur l’organisation des sites de production du biogaz. L’équipe propose, par exemple, “d’utiliser des copeaux de bois pour le chauffage des installations de production”, de “recouvrir les tas d’engrais organiques pour réduire les pertes d’azote” et une “dissolution par la pluie”, des méthodes qui permettraient d’être encore plus respectueuses de l’environnement et seraient plus économiques sur le long terme.

Cette étude renforce alors davantage les atouts du biogaz comme énergie renouvelable ne contribuant pas à l’effet de serre. De plus, en plus d’être plus écologique et moins coûteux, la grande disponibilité des ressources en biomasse utile à sa production (nos déchets) fait du biogaz, une énergie alternative viable car disponible sur le très long terme.

Source / En savoir plus :

L’article sur le site de Notre Planète (daté du 26.02.2010)

Greenquizz du 13.03.2010

Samedi 13 mars 2010

Quelle région française a récemment été élue “région la plus verte de France” par le magazine Terra Eco ?

La réponse était : le Rhône-Alpes

Le magazine du développement durable Terra Eco a récemment publié le “palmarès des régions les plus vertes de France”, c’est-à-dire, les régions étant les plus engagées dans le développement durable.

Pour établir ce classement, Terra Eco a étudié le bilan de chacune des régions suivant 3 critères, étant les 3 piliers du développement durable, avec 7 indicateurs propres à chacun. Il s’agit de la politique environnementale (part de l’agriculture biologique, des énergies éolienne et solaire, des émissions de CO2 et de production de déchets par habitant…), l’économie (taux de chômage, écart des revenus, taux de création d’entreprises…) et la politique sociale (espérance de vie, dépense publique régionale par habitant…) de chacune des régions métropolitaines.

Il apparaît alors que la région Rhône-Alpes est “la plus verte” de France, suivie des régions Midi-Pyrénées et Limousin. Au contraire, les 3 dernières régions de ce classement sont le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie et la Haute-Normandie.

Notons cependant que les régions dernières ne sont pas si loin des régions en tête, “les écarts les séparant sur plusieurs critères étant très faibles”, selon l’enquête. De plus, le choix de certains critères d’évaluation retenus est discutable. Néanmoins, ce palmarès des régions “les plus vertueuses” en terme de développement durable est une première…

Sources / En savoir plus :

L’article sur le site de Terra Eco (daté du 28.02.2010)

L’article sur le site de Metro (daté du 03.03.2010)

L’article sur le site des Echos (daté du 05.03.2010)

 

Greenquizz du 12.03.2010

Vendredi 12 mars 2010

Quelle ville accueille, dès demain et jusqu’au 25 mars, la 15e session de la Conférence des Parties de la CITES qui va décider, entre autres, du devenir de la pêche au thon rouge ?

La réponse était : Doha

La 15e session de la Conférence des Parties de la Convention sur le commerce internationale des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) se tiendra donc à Doha, capitale du Qatar, du 13 au 25 mars 2010. Elle sera précédée par la 59e réunion du Comité permanent de la CITES tenue, elle aussi, à Doha.

Créée en 1973, la CITES ou Convention de Washington, vise à garantir juridiquement que le commerce international des espèces animales et végétales inscrites dans ses annexes, ne nuise pas à la survie de ces espèces. Elle veille ainsi à la conservation de la biodiversité. Les états acceptant d’être liés par la Convention, c’est-à-dire qui ont rejoint la CITES, sont appelés “Parties”. Actuellement, 175 Parties sont membres de la CITES.

La Conférence des Parties se réunit tous les deux à trois ans notamment, pour examiner les échecs et les progrès accomplis dans la sauvegarde des espèces inscrites sur les annexes, et recommander ainsi des mesures pour améliorer leurs conservations par 3 moyens d’action : l’interdiction totale du commerce de l’espèce, le contrôle par le biais de permis accordés et la réglementation.

Cette année, les Parties examineront plus de 40 propositions faites par les différents membres pour le commerce de certaines espèces. Parmi celles-ci, le cas de l’ours blanc et du thon rouge seront étudiés pour savoir si oui ou non, il faut interdire le commerce de ces espèces. Pour le thon rouge, la réunion entre les différentes parties promet d’être houleuse entre celles voulant interdire sa pêche (l’U.E., les Etats-Unis…) à l’initiative du projet de Monaco souhaitant inclure l’espèce sur l’annexe I et ainsi, interdire son commerce, et celles contre ce projet, dont le Japon qui consomme 80% des thons rouges péchés actuellement.

Sources / En savoir plus :

Le graphique interactif sur les espèces menacées sur le site de TV5

Le communiqué de presse sur le site de la CITES

L’article sur le site de DD Magazine (daté du 09.03.2010)

Greenquizz du 11.03.2010

Jeudi 11 mars 2010

Selon le dernier rapport de l’UICN, sur les 634 espèces de primates recensées, combien d’entre elles sont actuellement “en danger critique d’extinction” ?

La réponse était : 25

Selon le dernier rapport de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) publié le 18 février 2010, établit par 85 experts du monde entier, sur les 634 espèces de primates recensées actuellement, près de 48% d’entre elles figurent comme “espèces menacées” sur la Liste Rouge de l’UICN. Ce constat est donc très alarmant sachant que le précédent rapport de 2007 révélait que un tiers seulement des espèces étaient menacées.

Parmi ces espèces menacées, 25 d’entre elles sont classées “en danger critique d’extinction”, c’est-à-dire qu’elles sont vouées à disparaître si aucune action concrète et immédiate de sauvegarde n’est menée. Parmi celles-ci, 3 se situent en Amérique du Sud et centrale, 5 à Madagascar, 6 en Afrique et 11 en Asie. Sur ce dernier continent d’ailleurs, la situation est très inquiétante car sur l’ensemble des primates asiatiques recensés, 70% d’entre eux sont menacés.

Les principales causes de la disparition des primates sont la destruction des forêts par le biais des incendies et des défrichements massifs, à l’origine de la destruction par la même occasion de leurs habitats, mais aussi la chasse illégale pour approvisionner le commerce d’espèces sauvages (animaux de compagnies, médecine traditionnelle) ou encore à des fins alimentaires. Actuellement, les primates, cousins de l’Homme, sont les vertébrés les plus menacés au monde.

Selon les experts, parmi ces vingt-cinq primates en danger d’extinction, une espèce est actuellement la plus menacée. Il s’agit du Langur de Cat Ba, espèce endémique vivant donc exclusivement sur l’île de Cat Ba, située dans la province de Haiphong au nord-est du Vietnam. Aujourd’hui, il n’en resterait qu’entre 60 et 70 individus.

Sources / En savoir plus :

L’article sur le site de Développement Durable (daté du 22.02.2010)

L’article sur le site d’Ecolo Mag (daté du 11.02.2010)

Le rapport 2010 de l’UICN, avec présentation des 25 primates menacés (en anglais)