Archive pour avril 2010

Greenquizz du 22.04.2010

Jeudi 22 avril 2010

Selon le ministère de l’écologie, sur l’ensemble des eaux de surface en France, quel pourcentage serait actuellement en “mauvais état écologique” ?

La réponse était : 53%

Dans le cadre de la directive-cadre sur l’eau (DCE), le ministère de l’écologie a transmis le 22 mars son rapport à la Commission Européenne intitulé “de l’état des eaux en 2009 aux objectifs 2015″. Selon ce document proposant une évaluation de l’état des eaux françaises, plus de la moitié des eaux de surface (cours d’eau, plans d’eau et eaux côtières) en France ne seraient pas “en bon état écologique”.

Ce constat est donc des plus médiocres à cinq ans de la date butoir fixée par la DCE, cette dernière visant d’ici 2015, le bon état des différents milieux aquatiques (côtiers, intérieurs et souterrains) sur l’ensemble du territoire européen.

Selon ce rapport, il apparaîtrait ainsi que 38% des eaux de surface en France soient dans un état écologique “moyen”, 11% dans une état écologique “médiocre” et 4% dans un “mauvais état écologique”. Seuls 45% des eaux de surface seraient donc jugées en bon état écologique, dont 38% “en bon état” et 7% “en très bon état”.

Ce “bon état écologique” se définirait comme étant “une eau en qualité et en quantité suffisante pour assurer un fonctionnement durable des écosystèmes et satisfaire les usages”, et est déterminé en analysant la biodiversité, la concentration en phosphore et en nitrates, l’état de la côte ou des berges, et la “continuité écologique” des cours d’eau autrement dit la présence ou non d’obstacles le long des cours (barrages…) qui empêchent la faune, la flore ainsi que les sédiments de circuler librement depuis les sources jusqu’aux estuaires.

Ainsi, ce mauvais état écologique en France serait donc lié à 2 principaux problèmes, à savoir la continuité écologique des cours d’eau (les aménagements tels les barrages de retenue ou hydroélectriques étant visés) et les pollutions diffuses générées par l’agriculture (principalement les nitrates).

Sources / En savoir plus :

L’article sur le site du Monde (daté de 22.03.2010)

Le rapport de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques

Greenquizz du 21.04.2010

Mercredi 21 avril 2010

Quel pays a récemment fait un don, estimé à 4 millions d’euros, à la Mauritanie pour qu’elle puisse faire “face à ses catastrophes naturelles causées par le changement climatique” ?

La réponse était : le Japon

Le 17 mars dernier, le Japon a accordé un don de près de 5 millions de yens, soit 4 millions d’euros, à la Mauritanie pour l’aider à “faire face à ses catastrophes naturelles liées au réchauffement climatique”. Une semaine auparavant, Tokyo avait déjà fait don de 4,8 millions d’euros pour l’achat de vivres en faveur des populations, le pays aux trois quarts désertique, souffrant d’une pénurie alimentaire récurrente.

Ce nouveau don nippon appuierait ainsi le gouvernement mauritanien dans la mise en place, dès cette année 2010, de son “programme pour l’amélioration de capacité pour faire face aux désastres naturels causés par le changement climatique” et serait principalement orienté vers le risque ‘inondation’. Ce programme prévoit, notamment, la fixation de dunes sur le littoral et la plantation d’arbres pour protéger de façon durable les Mauritaniens des inondations, et tout particulièrement les habitants de Nouakchott.

En effet, le risque des inondations compte parmi les risques naturels les plus importants en Mauritanie. En août 2009, la ville de Rosso traversée par le fleuve Sénégal, avait connu des inondations meurtrières, causant près de 3.500 personnes se retrouvant sans abris ainsi que des dégâts matériels considérables.

Source / En savoir plus :

L’article sur le site de GPS (daté du 18.03.2010)

Greenquizz du 20.04.2010

Mardi 20 avril 2010

Selon un récent sondage, combien de Français déclarent réduire leurs déplacements en voiture lorsqu’un pic de pollution est annoncé ?

La réponse était : 29%

D’après un sondage effectué auprès d’un échantillon de 1.001 personnes par le Comité français d’observation des allergies, 29% des Français ont déclaré réduire leurs déplacements en voiture à l’annonce d’un pic de pollution.

Ce pourcentage s’avère des plus modestes si l’on regarde les sondages effectués auprès des Français pour connaître leurs points de vue au sujet de la pollution urbaine. En effet, 2/3 des Français déclareraient être “assez préoccupés” ou “très préoccupés” par la pollution dans les villes, et autant de Français sont assez pessimistes pour l’avenir, pensant que la pollution va s’aggraver au fil des ans.

Selon le Comité français d’observation des allergies, ces modestes 29% s’expliqueraient néanmoins. Certes les Français s’inquiètent de la qualité de l’air et de l’augmentation de la pollution en ville, mais ils seraient plutôt résignés face à ce problème, expliquant ainsi qu’ils ne changent pas pour autant de comportement en cas d’annonces de pics de pollution.

Ainsi, les Français se montreraient fatalistes concernant la pollution extérieure, se sentant “impuissants” face à cette mauvaise qualité de l’air. Pourtant, la circulation automobile et leurs moteurs diesels restent l’une des principales sources de pollution urbaine… Sommes-nous donc si impuissants face à cette pollution ?

Source / En savoir plus :

L’article sur le site de L’Express (daté du 15.03.2010)

Greenquizz du 19.04.2010

Lundi 19 avril 2010

Quel grand fleuve d’Asie du Sud-Est serait actuellement en danger d’assèchement du fait de la multiplication de grands barrages le long de son cours ?

La réponse était : le Mékong

Long de 4.900km, le Mékong prend sa source sur les hauts plateaux du Tibet à 5.000m d’altitude et irrigue successivement, la province chinoise du Yunnan, le Laos en constituant une frontière naturelle avec la Birmanie et la Thaïlande, puis arrose le Cambodge pour terminer sa course dans le delta qui porte son nom dans le sud du Vietnam. Le Mékong est le 4e fleuve d’Asie par son débit, avec un débit moyen de 284km³ par an.

Plus de 60 millions de personnes vivant au Laos, en Thaïlande, au Cambodge et au Vietnam dépendraient ainsi de ce fleuve pour les transports, l’activité économique et leur alimentation, le Mékong comptant parmi les fleuves les plus poissonneux au monde. C’est pourquoi, conscients de l’importance du fleuve pour la région, la Commission du Mékong (MRC pour “Mekong River Commission”) fut créée en 1995 dans l’objectif d’une gestion transrégionale optimale du fleuve. Les 4 pays membres à savoir le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam, la Birmanie n’étant présente qu’en tant qu’observatrice, traitent notamment de la pêche, de l’agriculture, des transports ou encore des questions environnementales.

Mais actuellement, le Mékong serait à plusieurs endroits à son plus bas niveau mesuré, et notamment bien plus bas qu’en 1993, année où la région avait traversé une sécheresse extrême.

La raison de cet assèchement ? De nombreuses voix s’élèvent pour pointer du doigt la multiplication des barrages en amont du fleuve, notamment en Chine, seul pays avec la Birmanie n’étant pas membres de la MRC. Parallèlement, ces barrages n’ont jamais engendré de mouvements de protestation, étant considérés au contraire pour la majorité des habitants de la région du Mékong comme des symboles de progrès. C’est pourquoi, d’autres voix imputent cet assèchement au réchauffement climatique, la région dont la Chine, étant particulièrement touchée ces dernières semaines par une terrible sécheresse.

Sources / En savoir plus :

2 articles sur le site du Courrier International (datés du 02.04.2010, et du 20.01.2010)

L’article sur le site de Good Planet (daté du 05.04.2010)