Archive pour mai 2010

Greenquizz du 31.05.2010

Lundi 31 mai 2010

Selon les scientifiques américains, quelle serait actuellement la principale cause de mortalité des grandes forêts de l’Ouest du continent nord américain ?

La réponse était : la pullulation des insectes

Depuis ces dernières années, les vastes étendues boisées formant les grandes forêts de l’Ouest d’Amérique du Nord, s’allongeant depuis le Mexique jusqu’en Alaska, meurent les unes après les autres à une vitesse dramatique. En 30 ans, le taux de mortalité des arbres de ces forêts aurait doublé. Tous les arbres, de toute taille, de toute variété et situés à toutes les altitudes seraient concernés. Les montagnes Rocheuses, par exemple, auraient perdu près de 180.000km² de forêts depuis 2000.

Selon les scientifiques, le réchauffement climatique provoquerait de grands bouleversements dans ces forêts qui subissent la hausse des températures, le stress hydrique, l’allongement des vagues de sécheresses, ainsi que la multiplication des incendies. Mais la principale cause, découlant du réchauffement climatique, expliquant cette mortalité serait la pullulation des insectes.

Ces insectes ont toujours été présents dans ces forêts. Auparavant, sur une période de deux semaines seulement, ces derniers s’attaquaient aux arbres matures situés en faible altitude, en y creusant des trous pour y pondre leurs oeufs. Or aujourd’hui avec le réchauffement régional, ces insectes sont présents en continu durant près de 6 mois, n’hésitant plus à s’attaquer aux arbres immatures et à ceux situés dans les altitudes élevées, où il fait dorénavant moins froid.

Bien que les forêts de l’Ouest du continent nord américain soient les plus durement touchées par cette hécatombe, les autres forêts tempérées n’en sont pas moins épargnées. Les forêts européennes, australiennes ou encore russes auraient elles aussi perdu des surfaces non négligeables, principalement du fait de l’augmentation des températures conjugée à  l’allongement de la saison de la sécheresse.

Source / En savoir plus :

L’article sur le site de Good Planet (daté du 15.03.2010)

Greenquizz du 30.05.2010

Dimanche 30 mai 2010

Comment se nomme le nouveau projet français visant à l’acheminement vers l’Europe de la future énergie verte qui sera produite en Afrique du nord ?

La réponse était : Transgreen

Présenté officiellement le 25 mai au Caire, lors de la réunion des ministres de l’énergie des 43 membres de l’Union pour la Méditerranée (UpM), le projet Transgreen vise à acheminer vers l’Europe, la future électricité verte d’origine solaire et éolienne qui devrait être produite en Afrique du nord et au Moyen-Orient d’ici une dizaine d’années.

Impulsé par les Français, ce projet ambitionne, dans un premier temps, à constituer un consortium de partenaires en charge de développer le futur vaste réseau de lignes électriques sous la mer Méditerranée pour transporter vers le nord l’énergie verte produite sur la rive sud.

Transgreen s’intègre donc au Plan solaire méditerranéen (PSM) lancé par l’UpM le 13 juillet 2008, qui a pour objectif d’accroître l’utilisation des énergies renouvelables tout en renforçant l’efficacité énergétique de la région méditerranéenne.

C’est d’ailleurs dans le cadre de ce plan solaire qu’un autre projet gigantesque fut lancé quelques mois auparavant, le projet Desertec, fort déjà d’un consortium de 17 partenaires. Imaginé en 2009 par des ingénieurs allemands, le projet Desertec, quant à lui, vise à produire de l’énergie électrique grâce à l’installation d’une trentaine de centrales solaires thermiques dans le Sahara, pour alimenter l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l’Europe.

Transgreen se veut donc complémentaire à Desertec, et non concurrent, afin de mener à bien les objectifs du Plan solaire méditerranéen.

Sources / En savoir plus :

L’article sur le site d’Econostrum (daté du 25.05.2010)

L’article sur le site du JDD (daté du 29.03.2010)

Greenquizz du 29.05.2010

Samedi 29 mai 2010

Quel pays va former des patrouilles de villageois pour protéger ses populations de tigres ?

La réponse était : le Bangladesh

Suite à la recrudescence ces dernières années du nombre de tigres du Bengale tués dans la région des Sundarbans, le Bangladesh a lancé un nouveau programme de protection du félin, le premier du genre dans la région, proposant la formation de patrouilles de villageois.

La région des Sundarbans constitue la plus grande région mondiale de forêts de mangrove et accueille la population de tigres vivant à l’état sauvage la plus élevée au monde. En 2004, on y dénombrait quelques 450 tigres du Bengale, espèce actuellement classée dans la Liste rouge de l’UICN comme “espèce en danger (EN)”.

Or en 10 ans, plusieurs dizaines de tigres du Bengale auraient été tués après être rentrés dans les villages. Souffrant d’une réputation de “mangeur d’hommes”, le tigre du Bengale ne bénéficie donc guère du soutien des populations locales qui sont, pour la plupart, hostiles à sa protection. L’an dernier en effet, 30 personnes seraient mortes après avoir été attaquées par un tigre.

C’est pourquoi, l’implication des villageois est nécessaire pour protéger les populations de tigres, mais aussi les autres habitants des villages. Le gouvernement prévoit ainsi la formation d’une équipe d’environ 10 personnes dans chaque village situé en lisière de forêt. Ces dernières pourront ainsi à la fois prévenir le village si un tigre s’en approche, tout en sensibilisant les habitants à la préservation du félin.

Source / En savoir plus :

L’article sur le site de Good Planet (daté du 29.03.2010)

Greenquizz du 28.05.2010

Vendredi 28 mai 2010

D’après l’ONU, d’ici quelle année tous les poissons pourraient avoir disparu des océans en l’absence d’une restructuration profonde de la pêche ?

La réponse était : 2050

Selon le rapport sur l’initiative “Économie verte” du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) présenté en avant-première au début du mois à New York (initiative qui sera lancée à la fin de l’année 2011), tous les poissons pourraient avoir disparu des océans d’ici à 2050. À l’heure où 30% des réserves halieutiques mondiales ont déjà disparu du fait de la surexploitation des ressources, si aucune mesure d’urgence n’est mise en place, l’activité de la pêche commerciale risque donc de s’effondrer d’ici 40 ans.

Ce rapport montre alors l’importance d’une restructuration profonde du secteur de la pêche pour éviter cette catastrophe écologique, Pavan Sukhdev, directeur de l’initiative pour une économie verte du PNUE déclarant par ailleurs que “nos institutions, nos gouvernements sont parfaitement capables de changer de voie”. Selon lui, “les solutions sont sous la main, mais la volonté politique et une économie ordonnée sont nécessaires”.

Les experts de l’ONU préconisent ainsi de créer des nouvelles zones marines protégées, de renforcer les quotas de pêche ou encore de favoriser des flottes plus petites et aux prises moins gourmandes pour laisser le temps aux ressources de se reconstituer. Le développement d’une pêche durable et responsable est donc nécessaire pour éviter à la fois la catastrophe écologique, mais aussi la catastrophe économique et humaine qu’induirait cette disparition. En effet, le secteur de la pêche fait vivre actuellement près de 520 millions de personnes, directement ou indirectement, et le poisson est encore aujourd’hui, l’une des rares sources de protéines pour près d’un milliard de personnes dans le monde, principalement dans les pays en développement.

Sources / En savoir plus :

L’article sur le site de Good Planet (daté du 17.05.2010)

Le communiqué de presse sur le site du PNUE (daté du 17.05.2010)

Le site officiel de l’initiative Économie Verte du PNUE (en anglais)