Archive pour mai 2010

Greenquizz du 23.05.2010

Dimanche 23 mai 2010

Selon la dernière Liste rouge de l’UICN, sur les 130 espèces de libellules présentes en Europe, combien d’entre elles seraient menacées d’extinction ?

La réponse était  : 14%

Publiée mi-mars par l’UICN, la dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces en danger en Europe réalisée à la demande de la Commission européenne, révèle un bilan alarmant concernant les populations d’insectes. Les dernières estimations montrent en effet que près de 9% des papillons, 11% des coléoptères et 14% des libellules seraient menacés d’extinction en Europe.

La grande majorité des libellules connues dans le monde vit en Europe, et plus particulièrement dans le sud de la France, les contreforts des Alpes et dans quelques zones de la péninsule balkanique. Sur les 130 espèces de libellules recensées en Europe, 14% seraient donc menacées d’extinction et 11% seraient classées proches de l’extinction. Déjà 5 espèces seraient actuellement au bord de l’extinction, dont trois sont endémiques des petites rivières de Grèce et des pays voisins.

Même constat inquiétant pour les papillons et les coléoptères. Sur les 435 espèces de papillons présentes en Europe, 31% d’entre elles seraient en déclin et 9% menacées d’extinction, et sur les 431 espèces de coléoptères, 11% sont menacées de disparaître et 56% sont classées proches de l’extinction. Rappelons que 1/3 des espèces de papillons et 1/3 des espèces de coléoptères présentes en Europe sont endémiques au continent.

La disparition de l’habitat de ces insectes est la principale cause expliquant leur déclin, les papillons souffrant, par exemple, des modifications des pratiques agricoles (intensification ou abandon), du changement climatique, des incendies de forêt et du tourisme, notamment dans les régions du sud de l’Europe. Les coléoptères, dépendant du bois en décomposition, seraient menacés par l’exploitation forestière et le déclin des arbres matures, et les libellules, quant à elles, souffrent des étés de plus en plus chauds et surtout de l’assèchement de leurs habitats aquatiques lié à la demande croissante en eau de consommation et d’irrigation.

Sources / En savoir plus :

L’article sur le site de l’UICN (daté du 16.03.2010)

L’article sur le site de Biodiversité 2010 (daté du 22.03.2010)

Greenquizz du 22.05.2010

Samedi 22 mai 2010

La semaine dernière, quelle espèce a été réintroduite dans le massif de la Chartreuse ?

La réponse était : le bouquetin

Après une très longue absence dans le massif, le bouquetin sauvage est de retour en Chartreuse. Le bouquetin des Alpes, espèce menacée d’extinction, avait en effet disparu du massif savoyard depuis le 18e siècle.

Chassée auparavant pour sa viande et certains de ses organes (son estomac pour guérir des dépressions, l’os en forme de croix situé au niveau de son coeur considéré comme talisman, ses cornes comme remède contre l’impuissance…), cette espèce endémique à l’Europe devint très vite rare dans l’arc alpin. Il y a 150 ans, seule une soixantaine d’individus étaient encore recensés en Italie. Espèce protégée depuis 1981, de nombreuses opérations de réintroductions ont été mises en place dans les différents massifs alpins, afin de pérenniser l’espèce et reconstituer son aire naturelle de peuplement. Aujourd’hui, leur nombre est estimé à 40.000 individus répartis sur l’ensemble de l’arc alpin, dont 10.000 en France.

Début mai, des bénévoles et des agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ont entrepris une capture de bouquetins dans le massif de Belledonne en Isère, où ces derniers sont nombreux. Un mâle et cinq femelles, dont certaines devant très prochainement mettre bas, ont ainsi été relâchés dans le massif voisin de la Chartreuse, le 11 mai. À ce jour, 15 individus dont 10 femelles ont été réintroduits dans le massif.

Dans le cadre de son programme de réintroduction de bouquetins, le parc naturel régional de Chartreuse prévoit de réintroduire 15 autres bouquetins pour le printemps 2011. Par ailleurs, les nouveaux venus ont été équipés, entre autre, de colliers radio émetteurs afin que les agents du parc puissent suivre leur insertion.

Sources / En savoir plus :

L’article sur le site du Dauphiné Libéré (daté du 13.05.2010)

Le blog Ibex Chartreuse retraçant l’événement avec un portfolio

Greenquizz du 21.05.2010

Vendredi 21 mai 2010

Sur lequel de ces archipels, le Royaume-Uni vient de créer la plus vaste réserve naturelle marine au monde ?

La réponse était : les îles Chagos

Au début du mois d’avril, le Royaume-Uni a créé la plus vaste réserve naturelle marine du monde, s’étendant sur une superficie de 545.000km² autour de l’archipel des Chagos, situé en plein coeur de l’océan Indien. Cette nouvelle zone marine protégée exclurait ainsi la pêche commerciale et toute autre forme d’exploitation des ressources marines.

L’archipel des Chagos, regroupant 55 îles, constitue un grand réservoir de biodiversité, plus important encore que celui des îles Galapagos et de la Grande barrière de Corail selon certains scientifiques. L’archipel servirait de refuge à de nombreuses espèces marines, dont les tortues de mer, 175.000 couples d’oiseaux marins, 220 espèces de coraux ou encore 1.000 espèces de poissons dont le thon jaune… Près de 76 espèces figurant sur la Liste rouge de l’UICN vivraient dans les eaux chagossiennes.

Cette création, saluée par les écologistes, est néanmoins très controversée. Certaines voix dénoncent, en effet, des intérêts géopolitiques derrière les arguments écologiques affichés.

Depuis 1814, l’archipel des Chagos est une dépendance de la Grande-Bretagne qui décida entre 1965 et 1972, suite à un accord avec les États-Unis, d’expulser les quelques 2.000 habitants de l’île afin de transformer la plus grande île des Chagos, Diego Garcia (27km²) en une base militaire américaine. Depuis ce temps, les Chagossiens, répartis aux Seychelles et à Maurice principalement, militent pour obtenir l’autorisation de regagner leur pays natal et s’affichent contre ce projet de réserve. L’île Maurice, ancienne dépendance anglaise qui a toujours revendiqué sa souveraineté sur l’archipel, voit elle aussi d’un mauvais oeil la transformation des Chagos en sanctuaire marin protégé.

Sources / En savoir plus :

L’article sur le site de C Durable (daté du 13.04.2010)

L’article sur le site d’Actu-Environnement (daté du 08.04.2010)

L’article sur le site de Témoignages (daté du 26.04.2010)

Greenquizz du 20.05.2010

Jeudi 20 mai 2010

Selon une récente étude écossaise, l’industrie du tabac causerait la perte de combien d’hectares de forêts primaires par an dans les pays en voie de développement ?

La réponse était : 200.000 ha

Dans un article conçu à partir de nombreuses études scientifiques paru en mars dernier, Terra Eco dressait un bilan des méfaits sociaux et environnementaux de la cigarette, souvent méconnus contrairement à ses effets sur la santé humaine. En effet, l’industrie du tabac compte de “nouvelles victimes : les forêts, les sols, l’eau ou l’air”.

Sur le volet “forêt”, Terra Eco cite notamment une récente étude menée par Helmut Geist, professeur à l’université d’Aberdeen en Ecosse, sur les impacts du tabac sur les écosystèmes. L’industrie du tabac serait à l’origine de la perte de près de 200.000 hectares de forêts primaires par an dans les pays en voie de développement. L’Afrique serait particulièrement touchée, où l’on remarque que “le rythme de la déforestation est dix fois plus important dans les régions tabacoles que sur l’ensemble du continent”.

Cette perte forestière liée à l’industrie du tabac s’explique par le fait que celle-ci ait un grand besoin en bois pour l’étape du séchage du tabac, les “arbres étant coupés pour alimenter les fours, ainsi que pour construire des séchoirs à l’air naturel”. Pas moins de 10 kilos de bois seraient nécessaires pour sécher 1 kilo de tabac! Si l’on prend en compte le papier utilisé pour rouler les cigarettes, pour créer les paquets, puis les cartouches et enfin les cartons pour les transporter… la consommation en bois de l’industrie du tabac est effarante.

Sur les volets “social” (cultivateurs, dont beaucoup d’enfants, exploités et maintenus dans une situation de grande pauvreté…) et “environnemental” (pollution de l’air, des sols, de l’eau…), Terra Eco dresse un bilan tout aussi effrayant.

Source / En savoir plus :

L’article sur le site de Terra Eco (daté du 28.03.2010)