Archive pour juin 2010

Greenquizz du 30.06.2010

Mercredi 30 juin 2010

Quel pays a récemment porté plainte contre le Japon devant la Cour Internationale de Justice, pour mettre fin à la chasse à la baleine qu’il pratique en Antarctique ?

La réponse était : l’Australie

Après avoir menacé à de nombreuses reprises le Japon d’une action en justice si le pays ne cessait pas de chasser la baleine, l’Australie a décidé de passer à l’acte. Mardi 1er juin, la Cour internationale de justice (CIJ) a annoncé avoir été saisie par l’Australie, le pays estimant que le Japon “viole ses obligations en s’adonnant à la pêche à la baleine”.

Si la chasse à la baleine à des fins commerciales est interdite depuis 1986, le Japon continue pourtant cette activité au nom de la “recherche scientifique”. La pêche scientifique au cétacé est en effet un programme approuvé par la Commission baleinière internationale (CBI), qui alloue un quota de pêche au Japon dans l’Antarctique dans le cadre du programme de recherche JARPA II. Le Japon pêche ainsi quelques centaines de baleines chaque année au nom de cette “recherche scientifique”.

Seuls aujourd’hui, la Norvège, l’Islande et le Japon pratiqueraient la chasse au cétacé sous couvert de “recherche scientifique”. La baleine est pourtant reconnue comme espèce en danger depuis 1996.

Mais malheureusement, la proposition australienne qui visait à instaurer à ces 3 pays de ramener leurs captures sous le controle de la CBI, fut rejetée lors de la réunion de l’agence qui s’est tenue à Agadir au Maroc du 21 au 25 juin dernier. Les trois pays continueront donc à chasser les baleines comme ils l’entendent. En 2009, ils auraient pêché environ 1.500 baleines.

Sources / En savoir plus :

L’article sur le site d’Actualités News Environnement (daté du 28.05.2010) 

L’article sur le site de Libération (daté du 01.06.2010)

L’article sur le site du Monde (daté du 24.06.2010)

Greenquizz du 29.06.2010

Mardi 29 juin 2010

En quelle année fut créé le 1er décret sur la protection de l’environnement en France ?

La réponse était : 1810

À l’occasion d’un colloque réunissant quelques 150 juristes, organisé fin mai à Rennes, le premier décret sur la protection de l’environnement en France fêtait son 200e anniversaire. C’est Napoléon Bonaparte qui fut l’auteur de ce premier document visant à limiter “l’odeur insalubre ou incommode” des manufactures.

Signé le 15 octobre 1810, ce “décret impérial relatif aux manufactures et ateliers qui répandent une odeur insalubre et incommode” a posé le premier jalon de la législation actuelle. Il imposait une permission administrative pour les activités industrielles sources de dangers ou de nuisances. Sa loi fut promulguée à la suite d’une grande explosion de la poudrière de Grenelle en 1794 qui fit plus de 1.000 morts. Cette dernière fut le premier grand accident de l’ère industrielle.

C’est donc dans un souci de “salubrité, d’hygiène et de sécurité publiques”, que ce décret “tentait pour la première fois de concilier le développement industriel et la sécurité du voisinage”, explique Nathalie Hervé-Fournereau, chercheuse au CNRS et à l’université de Rennes.

Depuis 2000, les questions d’environnement sont régies par le Code de l’environnement.

Sources / En savoir plus :

L’article sur le site de Développement Durable (daté du 20.05.2010)

Le décret impérial du 15.10.1810 relatif aux Manufactures et Ateliers qui répandent une odeur insalubre ou incommode, consultable sur le site d’INERIS

Greenquizz du 28.06.2010

Lundi 28 juin 2010

Le mois dernier, un rhinocéros a été retrouvé abattu pour sa corne au Vietnam. À quelle espèce de rhinocéros, la plus rare et la plus menacée d’extinction, appartenait-il ?

La réponse était : le rhinocéros de Java

Alors que la population de rhinocéros de Java vivant à l’état sauvage est estimée actuellement à moins de 60 individus dans le monde, l’un des derniers représentants de l’espèce au Vietnam a été retrouvé mort le mois dernier, dans le parc national de Cat Tien.

L’animal aurait été abattu par des braconniers pour sa corne, malgré une loi vietnamienne protégeant l’espèce et interdisant “la chasse, la capture, la poursuite, l’abattage, le commerce ou le déplacement” de l’espèce et des parties de son corps.

Autrefois répartie sur une large bande s’étalant depuis le nord de l’Inde jusqu’en Indonésie, en passant par la Birmanie, la Thaïlande et la Malaisie, l’espèce se serait très vite raréfiée en Asie du Sud et du Sud-Est, du fait de la disparition de son habitat forestier et de sa chasse effrénée pour alimenter la médecine traditionnelle asiatique. Selon les dernières estimations, le rhinocéros de Java ne subsisterait donc plus qu’au Vietnam et en Indonésie.

Classée depuis 2009 comme “espèce en danger critique d’extinction (CR)” dans la Liste rouge de l’UICN, le rhinocéros de Java est actuellement l’espèce de rhinocéros la plus rare et est considéré comme l’un des grands mammifères les plus menacés au monde, avec seulement deux populations vivant à l’état sauvage (Vietnam, Indonésie). Une étude, menée actuellement par le WWF, déterminera prochainement si il reste toujours aujourd’hui, des spécimens vivant au Vietnam.

Sources / En savoir plus :

L’article sur le site de Notre Planète (daté du 09.06.2010)

L’article sur le site de Good Planet (daté du 10.05.2010)

Greenquizz du 27.06.2010

Dimanche 27 juin 2010

Fin mars, près de quelle ville française a-t-on fermé l’une des plus grandes décharges à ciel ouvert d’Europe ?

La réponse était : Marseille

La décharge à ciel ouvert d’Entressen, située près de Marseille, a définitivement fermé ses portes le 31 mars. Cette décharge, qui s’étendait sur près de 80 hectares dans la plaine de Crau, recevait les ordures de la communauté urbaine de Marseille depuis son ouverture en 1912. Chaque jour, quelques 1.100 tonnes de déchets y étaient ainsi déposées, soit plus de 400.000 tonnes de déchets par an, faisant de cette décharge, l’une des plus importantes d’Europe.

En sursis depuis 8ans, la décharge avait déjà été condamnée en 2002 par la Cour de justice européenne en raison des nuisances environnementales qu’elle générait. Malgré la demande par la Commission européenne de fermeture du site, la décharge s’était vue accordée trois autorisations préfectorales afin qu’elle puisse continuer à fonctionner, faute de solution pour la remplacer. Aujourd’hui, la décharge a délégué sa place à l’incinérateur de Fos-sur-Mer…

Depuis 2004, la décharge fait l’objet d’une remise aux normes. Les déchets y ont été recouverts d’argile, d’une géomembrane et d’une couche de terre, afin d’être isolés des pluies pour éviter tout nouveau risque de contamination des nappes phréatiques. À ce jour, 60 hectares de l’ancienne décharge ont été végétalisés et équipés de puits servant à la récupération du biogaz généré. 20 hectares du site restent donc à réhabiliter.

Source / En savoir plus :

L’article sur le site du Figaro (daté du 01.04.2010)